Thérapie brève
 

Prendre le temps

d’aller vite

Thérapie brève… ce terme un peu vague et fourre-tout souligne une préoccupation fondamentale : la durée d’une thérapie. Combien de temps une thérapie doit-elle durer pour qu’elle soit efficace, et que ses effets soient profonds et durables ? (je ne dis pas définitifs, car l’homme est un système en évolution permanente, et même après la meilleure thérapie, un événement de vie, ou des circonstances particulières, peuvent venir bouleverser ce qui avait été mis en place).

J’ai moi-même suivi ma propre thérapie, qui je crois a été profonde et dont les résultats me réjouissent encore après des années, et j’en ai retenu quelques idées :

  • ce n’est pas la durée de la thérapie qui compte le plus, mais l’investissement qu’on y met, et ce qu’on en attend. Il faut donc être suffisamment clair sur ses objectifs, même s’ils peuvent évoluer en cours de travail ;
  • ce n’est pas de connaître l’origine d’un problème qui compte le plus, c’est de le résoudre ; et d’ailleurs certains problèmes se résolvent sans qu’on sache comment ils se sont installés ;
  • tant qu’à faire, autant résoudre les problèmes rapidement, pour profiter d’une vie plus libre et plus riche le plus tôt possible !

Il y a plusieurs figures marquantes qui ont profondément marqué le paysage des thérapies brèves, et qui peuvent être considérés somme étant à la source des thérapies brèves telle qu’on les pratique aujourd’hui : en particulier Gregory Bateson, à l’origine de la vision systémique, et Milton Erickson, qui a radicalement

transformé la vision de l’hypnose. On peut y ajouter des figures marquantes, telles que Paul Watzlawick, Michael White, Giorgio Nardone, qui ont brillamment contribué, et contribuent encore, à faire évoluer les approches à partir de leurs pratiques et de leurs recherches. A cela s’ajoutent tous les travaux de recherche sur le fonctionnement du cerveau.

 On regroupe souvent sous le terme Thérapies brèves :

  • les thérapies cognitivo-comportementales ;
  • l’approche stratégique (systémique, orientée solutions…) ;
  • l’approche narrative ;
  • l’hypnose éricksonienne ;
  • la PNL.

Je me suis pour ma part centré sur les 4 dernières approches, d’abord parce que cela correspond à mon expérience de vie, et parce que ces approches me parlent profondément en tant que personne et en tant que thérapeute.

L’approche stratégique

Faire toujours plus de la même chose, ça donne toujours plus du même résultat !

Voilà un bon résumé de l’approche stratégique. Et c’est malheureusement très vrai, on le constate tous les jours aussi bien chez les individus que dans les groupes, que ce soient des entreprises, des associations ou même des états.

On pourrait le résumer ainsi :

  1. prenez une difficulté ;
  2. apportez-y une solution ;
  3. soit la solution marche, et tout va bien ;
  4. soit la solution ne marche pas.
  5. Dans ce cas, vous avez 2 possibilités :
    1. soit vous changez de solution, et on revient au début ;
    2. soit vous appliquez plus et mieux la solution qui n’a pas marché,
  6. et vous avez créé un problème !

L’approche consiste donc à observer finement cette « boucle d’interactions », et à trouver le chemin pour en sortir.

 

L’approche narrative

Thérèse en voulait terriblement à son père de ne pas avoir été « à la hauteur ». Elle le voyait comme un père exigeant, qui ne s’occupait pas vraiment d’elle et lui montrait peu d’affection. Et elle en avait développé beaucoup de colère et de rancœur contre lui.

Après le décès de ce dernier, alors qu’elle rangeait sa maison, elle a trouvé une lettre. C’était un courrier que son père avait écrit à un ami proche, dans lequel il expliquait combien il se sentait maladroit avec sa fille, comment il ne savait pas s’y prendre, et il demandait des conseils. Il expliquait aussi qu’il avait vendu un bijou familial, hérité de sa propre mère, pour payer une partie des études de Thérèse.

Et elle a senti monter en elle une grande émotion : tout ce qu’elle s’était dit son son père s’était écroulé, et d’un seul coup elle avait vu un autre homme que celui qu’elle avait imaginé. Un homme qui l’aimait, qui avait fait des sacrifices pour elle, mais qui avait été maladroit.

L’approche narrative, comme cet exemple le montre, consiste à regarder différemment son histoire de vie, et en particulier observer les relations. Et on découvre ainsi, le plus souvent, un monde insoupçonné, parce que notre mal-être nous avait rétréci le regard, et l’avait focalisé sur ce qui ne va pas. Nous faisant oublier tout le reste.

 L’hypnose éricksonienne

« … et maintenant, est-ce que vous voulez bien fermer les yeux et observer cette sensation qui vient de se développer… » Je vois la personne rentrer dans elle-même, se concentrer sur ce qui se passe à l’intérieur d’elle. Je l’accompagne par quelques mots, tout en l’observant attentivement… «et peut-être sentez-vous ce sentiment de sécurité… et de liberté… et un léger sourire s’installe sur votre visage…»

Au bout de quelques minutes, je la vois pousser un profond soupir, suivi par une respiration profonde et calme. Elle est détendue et souriante… je sais que nous venons de faire un part important vers la « guérison ».

L’hypnose, c’est un moment de retour sur soi, où on laisse l’inconscient trouver ses propres solutions, à partir de sensations, ou à partir de gestes. C’est un moment où l’esprit est en totale liberté, qui permet à chacun de trouver sa propre manière d’être et de faire, sur mesure. Un peu comme quand on est complètement absorbé par un film, qui nous touche, et dont on sort en ayant l’impression d’avoir progressé.
C’est un formidable accélérateur de changement, que l’on tisse au sein des autres approches.

Ma pratique

Parce que chacun est unique, et que ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à l’autre ; et parce que chaque situation est unique, même si beaucoup de situations se ressemblent : chaque accompagnement est unique et personnalisé.

Je veille bien sûr à un certain nombre de critères, ce qui structure le parcours : d’abord l’observation du problème et la définition de l’objectif, et les grandes lignes de l’histoire personnelle, puis la sécurité en relation, puis le fonctionnement du problème etc.

Je propose un travail qui marie intimement les approches, narrative, stratégique hypnose, de façon naturelle et fluide. En gardant toujours en référence de prendre le temps pour résoudre plus vite le problème : la thérapie est brève, mais pas précipitée.

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